L’achat d’une voiture électrique n’est pas une évidence pour tous les budgets en raison de leur prix élevé justifié par les nouvelles technologies qu’elle étrenne. Afin d’inciter les automobilistes à se tourner vers l’électromobilité, le gouvernement a instauré un certain nombre d’aides destinées à alléger le financement de ces véhicules. La prime à la conversion et le bonus écologique s’inscrivent comme les plus connus.

Le bonus écologique

Les personnes morales ou physiques qui désirent faire acquisition d’un véhicule électrique bénéficient d’un bonus écologique dont l’objectif est de les récompenser en en finançant une partie du coût d’achat. Ce bonus est valable autant pour les voitures électriques que pour les véhicules hybrides rechargeables ou à pile à combustible à hydrogène. De juillet 2021 à décembre 2021, le bonus va de 1000 à 6000 euros en fonction du type de véhicule, de son prix d’achat dont le maximum est de 60 000 euros ainsi que du statut du demandeur qui peut être un particulier ou une entreprise. D’ici 2022, le montant de l’aide va descendre pour se fixer entre 1000 à 5000 euros. Il est directement déduit sur la facture du concessionnaire. Dans le cas où ce dernier ne le déduit pas du prix d’acquisition, l’acheteur est remboursé par l’Agence de Services et de Paiement sur sa demande. Pour être éligible au bonus écologique, le véhicule doit être immatriculé en France, acheté ou loué en Location avec Option d’Achat sur deux ans et ne pas être vendu 6 mois après son acquisition. Pour que l’hybride rechargeable puisse bénéficier de cette aide, son prix d’achat doit être inférieur à 50 000 euros et son autonomie supérieure à 50 km.

La prime à la conversion

La prime à la conversion est une autre aide de l’État à l’achat d’un véhicule neuf ou d’occasion à condition de mettre à la casse un ancien véhicule. Pour que la voiture puisse être mise au rebut dans un centre agréé de véhicules hors d’usage, certains critères sont imposés. Déjà, l’automobile doit être une voiture particulière ou une camionnette avec un PTAC inférieur à 3500 kg qui est immatriculé avant 2006 si le carburant utilisé est l’essence et avant 2011 s’il est question de diesel. Il est également exigé que le véhicule soit la propriété de son utilisateur depuis un an, qu’il soit immatriculé en France, non gagé et faire l’objet d’un contrat d’assurance auto. Le coût de la prime à la conversion à laquelle un automobiliste peut prétendre atteint 5000 euros dans la limite des 80% du coût total du véhicule. L’aide dépend essentiellement du statut du demandeur qui peut être une personne physique ou une personne morale comme une entreprise, une collectivité ou une association. Attention, à partir de juillet 2021, il ne sera pas possible de bénéficier de cette prime pour les véhicules émettant plus de 132 g de CO2/km. Le propriétaire n’a pas non plus le droit de revendre sa voiture six mois après son achat. Et s’il est question d’une location, la durée d’engagement doit être au moins de deux ans.

Une surprime dans les ZFE

Les conducteurs de véhicules propres sont décidément très privilégiés. S’ils vivent dans une Zone à Faible Émission qui autorise uniquement la circulation de voitures peu polluantes, ils peuvent bénéficier d’une surprime de 2000 euros dans le cadre d’un achat de voiture hybride rechargeable ou électrique.

Les aides locales

Plusieurs collectivités locales encouragent à l’électromobilité en accordant de nombreuses subventions. En région Normandie par exemple, il est possible de profiter d’une aide de 1500 euros pour l’achat d’un véhicule GNV et 2000 euros pour celui d’une automobile électrique. En Bouches-du-Rhône, la prime peut même atteindre 5000 euros et se cumule avec le bonus écologique. En Ile-de-France, les professionnels peuvent solliciter un coup de pouce financier jusqu’à 5000 euros.

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